Suivez la couverture complète
Ligue des champions 2023-2024 : le PSG veut y croire
"Maintenant, nous sommes une famille." Parfois quelques paroles bien senties ont plus d'impact que des pamphlets interminables. Celles prononcées par l'avant-centre parisien Gonçalo Ramos devant la presse, à la veille de la demi-finale aller de la Ligue des champions, opposant le PSG au Borussia Dortmund, mercredi 1ᵉʳ mai (à 21h, en live commenté sur TF1info), attestent du virage à 180 degrés pris par le club de la capitale depuis l'été dernier.
Souvent résumée - à juste titre - à une somme d'individualités ces dernières saisons, avec Neymar, Lionel Messi et Kylian Mbappé en têtes de gondole, mis sur un piédestal, la formation parisienne a remis le collectif au centre du jeu. Une révolution orchestrée par Luis Enrique, débarqué à Paris avec la mission d'en finir avec à "les paillettes", comme l'avait décrété à l'été 2022 le président Nasser Al-Khelaïfi, sans que cela ne soit suivi des actes.
Se sentant "totalement soutenu" par sa direction, l'ex-entraîneur du Barça a réinventé le jeu du PSG, pour le grand bonheur des supporters parisiens. Après les balbutiements du début de saison, il a mis en place un football offensif axé sur la possession de balle, le redoublement de passes et la projection rapide. Prônant la polyvalence et imposant une rotation, même pour Kylian Mbappé, il a installé une concurrence saine, qui a lui a permis de maintenir tout son groupe concerné et concentré vers un objectif commun.
Mon équipe est courageuseLuis Enrique, entraîneur du PSG
Épargné par les blessures dans les moments où ça compte, "Lucho" a aussi insufflé à ses joueurs des valeurs de combativité, de rigueur et de haine de la défaite. Dans des matchs où le PSG des saisons passées se serait écroulé émotionnellement, le sien su garder la tête froide en toutes circonstances. "On a pu surmonter des infériorités numériques (0-2 à Marseille, le 31 mars, ndlr), revenir à la dernière minute (3-3 contre Le Havre, le week-end dernier)...", a souligné le tacticien espagnol. "Mon équipe est courageuse", a-t-il fini par lâcher, comme elle l'a démontrée lors de la remontée héroïque à Barcelone (victoire 4-1 après avoir perdu 2-3 à Paris) en quarts de finale.
Si son groupe se sert autant les coudes cette saison, l'ancien sélectionneur de la Roja y est tout sauf étranger. Alors que certains joueurs ont mal vécu la cohabitation avec Neymar et Lionel Messi l'an dernier, comme l'a révélé Le Parisien, il a réussi à ramener de la cohésion dans le vestiaire.
Neymar et Messi partis, Vitinha s'est libéré au PSG. - MIGUEL MEDINA / AFPUn homme symbolise la réussite du management de Luis Enrique : Vitinha. Libéré par les départs de Neymar et Messi, desquels il se serait attiré les foudres, le milieu portugais a pris une nouvelle dimension. Mis en confiance, il ose davantage et son talent entrevu à Porto s'exprime enfin. "Ce qu'il (Luis Enrique, ndlr) me pousse à faire, c'est incroyable pour moi personnellement, parce que je fais des choses que je ne me savais pas capable de faire, et que je peux faire très bien", a-t-il expliqué au micro de PSG TV. "C'est incroyable pour moi et pour tous les joueurs d'évoluer comme ça. On est meilleurs individuellement et collectivement."
Nous nous connaissons mieux entre nous, au sein de l'équipeGonçalo Ramos, attaquant du PSG
Dans l'intimité du PSG règne une osmose apaisante. Comme rarement auparavant dans la capitale, l'ensemble des joueurs disent s'entendre sur et en dehors des terrains. En témoigne l'ultime entraînement sur la pelouse du Signal Iduna Park, où les exercices ont été ponctués de rires et d'accolades.
Lire aussi
EN DIRECT - Dortmund-PSG : une autoroute vers la finale pour Paris ?
Une impression visuelle confirmée par Gonçalo Ramos. "Nous sommes plus une équipe que la dernière fois que nous avons joué ici (1-1, le 13 décembre, ndlr)", a-t-il glissé. "Nous avons eu plus de temps pour travailler. Nous nous connaissons mieux entre nous. Il y avait beaucoup de nouveaux joueurs. Aujourd'hui, nous sommes vraiment devenus une famille. (...) Les joueurs savent ce qu'ils ont à faire." Une "famille", "collective et unie", que Nasser al-Khelaïfi a, lui même, salué après le 12ᵉ titre de champion de France du PSG. Celle-là même qui rêve de soulever "la Coupe aux grandes oreilles", le 1ᵉʳ juin, à Wembley.
Sur lemême thème